Glossaire

  • Certification

Une certification est une récompense (disque d'or, de platine...) attribuée à un artiste pour les ventes d'un disque. Certaines maisons de disques ont attribué des disques d'or, de platine, de rubis et même d'uranium pour symboliser les ventes cumulées de leurs artistes.

La plupart des pays du monde décernent des disques d'or. Auparavant, seules les maisons de disques les remettaient. Dans certains pays, un consentement était établi entre elles et des seuils de ventes étaient fixés. Les premiers disques d'or décernés par un syndicat d'interprofessionnels de l'industrie du disque ont été enregistrés aux États-Unis dès 1958. Au cours des années 60, le Centre d'Information et de Documentation du Disque et des Publications Sonores et Audiovisuelles (CIDD) fut le premier à en décerner en France. Les disques d'or du Syndicat National de l'Édition Phonographique (SNEP) sont apparus postérieurement (en 1973), n'entraînant pas néanmoins la disparition des certifications dudit centre. Bien plus tard, l'Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants est créé et des certifications sont alors données.

NB : En général, la certification est là pour attester de la vente atteinte et est le plus souvent un certificat papier avant même d'être un disque de certification. Vers qui celle-ci est dirigée n'est qu'une formalité en-soi. En outre, elle peut reconnaître la vente atteinte par un disque rassemblant plusieurs artistes (la vente de disques incombant à tout interprète ayant participé à l'opus).

  • Hit-parade¹

Le hit-parade est une classification décroissante réalisée selon la popularité obtenue par les différentes chansons qui le composent. Les diffusions radiophoniques, le vote des auditeurs ou des téléspectateurs, les ventes de disques, sont autant d'unités de mesure (tantôt isolées, tantôt fusionnées) permettant de réaliser cette hiérarchisation.

En France, les linéaments des classements de chansons sont apparus en 1955. Le plus abouti durant cette période fut certainement celui de la Bourse des chansons diffusé dans le magazine Music-Hall et le journal Le Figaro. Il comprenait en partie les diffusions en radio, les ventes juke-boxes et reposait, de fait, sur des valeurs effectives. En 1968, le CIDD établissait sont premier classement. Bien qu'il se voulait être un reflet des ventes, celui-ci ne s'appuyait sur aucun chiffre précis. En effet, le classement reposait intégralement sur les appréciations des marchands des différents points de ventes (plus d'une centaine) qui étaient des réponses prédéfinies d'un questionnaire au sujet des ventes, lesquelles étaient soit "excellentes", "très bonnes", "bonnes" ou "modérées". Sans chiffrage réel, la structure du procédé de classification était par essence faillible et imprécise, au même titre que les classements radios fondés sur le vote des auditeurs (pouvant travailler pour le compte d'un artiste ou d'une maison de disques). Puis vint le TOP 50 initié par le SNEP en 1984. Celui-ci faisait état des ventes et était le plus achevé; bien qu'il eut pu par accident mettre à l'écart certains disques de par son mode opératoire. Aujourd'hui, malgré la disparition de ce dernier, le SNEP continue toujours de publier des classements et reste le "hit-parade" de référence.

  • S.A.C.E.M.

La Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique prélève les droits d'auteur sur toute oeuvre musicale qui lui a été déposée et exécutée en public afin de les redistribuer à ses adhérents. Toutefois, une exonération est accordée aux spectacles de bienfaisance. 

  • S.D.R.M.

D'abord dénommée Société générale de l'édition phonographique et cinématographique, elle devient en 1935 la Société de l'administration du droit de reproduction mécaniques des auteurs, compositeurs et éditeurs. En charge de percevoir les redevances sur la production et la reproduction des disques, elle assure à tout auteur, compositeur et éditeur le droit mécanique. Chaque disque vendu et exploité en public entraîne ainsi des redevances. 

  • Ventes²

En règle générale, les ventes d'un disque correspondent au nombre d'exemplaires qu'il a vendus de manière effective. On peut aussi parler des ventes de disques globales d'un artiste. C'est-à-dire, toutes les ventes réalisées durant sa carrière. 

Cependant, des nuances sont à apporter. En effet, les ventes de disques sont souvent sujettes à caution. Souvent galvaudé, le terme disque ou album est utilisé en réalité pour désigner l'ensemble des ventes de supports sonores voire des enregistrements sonores. Il faut entendre par support sonore le support physique (45 tours, CD album...) et par enregistrement sonore le titre en lui-même (la plage en question figurant sur un album, la chanson disponible à l'écoute sur une plateforme de streaming...). À titre d'exemple, une chanson vendue à 300 000 singles, extrait d'un album vendu à 150 000 exemplaires, pressée sur un autre album de compilation regroupant divers artistes écoulé à 50 000 copies, représente en réalité 500 000 unités vendues (étiquettes). À l'époque, le support des ventes pouvait très bien être le petit-format, la cartouche audio ou la musicassette. Parfois, le chiffre de ventes retenu n'était pas celui du nombre de supports réellement écoulés mais la valeur des ventes (ex : 200 000 albums vendus correspondant à une recette de 1 000 000 $, considérés comme 1 000 000 de ventes) comme cela fut le cas en Norvège ou aux États-Unis. Depuis la digitalisation de la musique opérée durant les années 90, amenant aux téléchargements et aux streamings, les ventes physiques ont progressivement chutées pour aujourd'hui se voir dépasser par le numérique. Il est donc très difficile de comparer les ventes de supports physiques des artistes du siècle passé avec celles des artistes actuels, car en réalité, à quelques exceptions près, ces derniers en vendent moins. Par conséquent, cette mutation de l'industrie de la musique enregistrée a amené à une pondération des écoutes pour pouvoir générer des équivalents-ventes. Pour exemple, Rihanna a à son actif plus de 180 millions de ventes aux États-Unis. Toujours est-il que seulement 15,9% d'entre elles sont des ventes physiques. Soit pour dix ventes de Rihanna, huit et demi sont des équivalents-ventes (ventes de chansons numériques). En outre, la façon d'établir des équivalents-ventes de nos jours est propre à chaque pays. Ainsi, une chanson qui fait 2 million de ventes dans un pays ne les fait pas de la même façon dans un autre. En fonction des critères, celle-ci aurait pu faire plus comme elle aurait pu faire moins en ayant pourtant totalisé le même nombre d'écoutes (ceci dépend de la taille du marché). 



  1.  Les postions données sur ChartsInfos pour chaque artiste sont celles observées dans les classements officiels et ne relèvent en aucun cas d'un travail inédit. 
  2. Les ventes données par ChartsInfos sont les ventes accréditées (presse et ouvrages spécialisés, SNEP, membres de la SACEM, etc...) et correspondent au nombre de formats respectifs vendus. Elles ne relèvent en aucun cas d'estimations réalisées par ou pour le compte du site.